Partager l'article ! Albert Bernard BONGO Odimba : le déclin du Gabon: Albert Bernard BONGO Odimba : le déclin du Gabon Tout va bie ...
Tout va bien, dormez, braves gens…pendant des années, on a asséné
aux Gabonais une image : un président pilotant avec sérieux le bateau Gabon. Ce n’était qu’un leurre. Ce n’était que l’invention d’une nouvelle
forme de démagogie. Mais on juge une politique à ses résultats concrets, et non à l’image qu’en véhiculent des conseillers en communication. Les résultats de la politique d’Albert Bernard
BONGO Odimba sont éloquents. Le Gabon est en délin, et il n’y a plus personne à la barre. Pour une raison : le président de la République n’a pas eu la volonté politique de s’attaquer à
des réformes structurelles.
Le Gabon en délin.
Depuis déjà quelques années, la rumeur montait. On en a eu la confirmation récemment. En termes de richesse par habitants, le Gabon, en Afrique, est douzième sur quinze. Ce n’est pas seulement un chiffre, c’est un symbole, celui d’un déclin du pouvoir d’achat, celui d’un déclin des énergies. Cette situation s’explique d’abord par l’état de l’emploi au Gabon. Les dermiers années ont montré que si le chômage avait baissé ces dermières années, ce n’était que conjoncture écomonique. Le taux est bloqué autour de 61 %, des femmes et 39 % des hommes ; et le Gabon occupe le rang 122 ème sur 177 en indice de développement humain en Afrique. Par ailleurs, et c’est encore plus inquiétant pour l’avenir, le taux de l’emploi est un des plus faibles d’Afrique. 40 % des Gabonais en âge de travailler ont un emploi. Quand de moins en moins de personnes travaillent pour d’autres, toujours plus nombreuses, c’est la solidarité nationale qui est en danger. Mais il y a plus grave. Albert Bernard BONGO Omdimba nous ment. Il dissimule la réalité.
50 000 chômeurs ? Pas seulement : si l’on compte les mises forcées en préretraite, les temps partiels, les formations parkings en France, au Gabon et ailleurs, ce sont 60 000 Gabonais qui sont touchés par le chômage, que la précarité, l’exclusion, sans sécurité, http://www.gabonews.ga/actualite/actualites_2007.php?Article=1877 sans reconnaissance.
Le Gabon en déclin, ce n’est pas seulement des chiffres, mais des souffrances. http://www.dailymotion.com/video/x2od5n_conf-de-presse-du-bdp-partie-1_politics=0
Le déclin, c’est le mal-être de toute une jeunesse, qui peut aller jusqu’au suicide, première cause de décès des jeunes de 25 à 34 ans.
Le déclin, c’est la désillusion de l’ensemble des Gabonais par rapport à la politique, qui s’abstiennent toujours plus depuis 40 ans, et pour tous les types d’élection. On retiendra pour mémoire les 69 % d’abstention lors des élections présidentielles.
Le déclin, c’est l’explosion de la criminalité, avec, par exemple une hausse de 8 % cette année des crimes et délits, et une justice dépassée, qui ne sanctionne plus, à 95 %.
Le déclin, c’est près de 62 % des Gabonais qui vivent au-dessus du seuil de pauvreté.
En bref, c’est un Gabon qui n’intègre plus et qui laisse partir les meilleurs vers l’étranger.
Crise
politique ? Si les Gabonais n’y croient plus, c’est qu’Albert Bernard BONGO Odimba n’y croit pas. Sa politique n’est plus portée par une vision du monde ; ce n’est qu’une
réaction surprise et indignée devant l’obstacle. Ce qui a déterminé la politique de Albert Bernard BONGO Odimba, c’est préserver son ‘’Bongoïsme’’ en priviligiant les archaïsmes.
Impossible alors de conduire des réformes structurelles, impossibles d’aller aux racines du mal Gabonais. Albert Bernard BONGO Odimba, jamais, n’a réformé les causes. Dans son impuissance
politique, tout ce qu’il a pu faire, c’est cacher certains effets, placer des rustines.
Et en plus cette politique est financée à crédit !
Des fruits de la croissance, il ne reste rien, Albert Bernard BONGO Odimba ayant choisi de dépenser plutôt que de desendetter le Gabon ou de baisser les charges sociales, facteur de création d’emplois. Il n’a constitué aucune marge manoeuvre pour prévoir les années de croissance ralentie et permettre à ses successeurs de faire face aux dépenses nouvelles engagées devant la montée des mécontentements : des syndicats, des travailleurs, les étudiants, les enseignants etc…
Des rustines financées à crédit, les générations futures lui diront merci Yaya Bongo !
La politique de la rustine
Rustine, la politique de l’emploi. Les emplois pour les jeunes au chômage, combien de million de CFA pour eux. Pour quelles perspectives, à un terme rapide, pour ces jeunes ?
Rustine, la politique de la sécurité. Quand les chiffres de la délinquance explosent, on s’aperçoit que ladite police n’est pas plus proche qu’avant, puisqu’il y a plus de policiers dans les quartiers huppés que dans les provinces qui en auraient le plus besoin.
Rustine, la politique sociale. Il s’agit pour Albert Bernard BONGO Odimba que de distribuer des cuisses de dindon aux catégories les plus spectaculaires, sans s’attarder sur des raisons de leur malaise.
Rustine, la politique africaine, Albert Bernard BONGO Odimba joue avec les mots ‘’paix’’ et ‘’médiateur’’, sans jamais avoir voulu donner le pouvoir aux citoyens d’Afrique, sans concevoir un projet africain. Il connaît si mal l’Afrique, par ailleurs, qu’il refuse toute allusion à un héritage de valeurs culturelles, animisme et religieux. Or, la culture est irriguée par la tradition. La perte des repères affaiblit donc la créativité en Afrique.
Le Conseil Constitutionnel, pourquoi ne refuse t-il pas cette politique zéro, pour le financement des routes, pour la définition du développement économique, pour les provinces. Et c’est le bilan Albert Bernard BONGO Odimba tout entier qui doit être invalidé. En effet, dans tous les cas où nulle rustine ne pouvait faire l’affaire, il reste des grands trous !
La modernisation du service public, la réforme de l’Etat ? Toujours rien ; les organismes paritaires subissent toujours plus l’autoritarisme, de l’intimidation et le manque de confiance de l’Etat.
Ce que nous croyons
La confiance des citoyens a besoin de preuves solides et tangibles qui démontrent de réelle volonté politique d’agir pour
répondre à leurs attentes.
Mais ces preuves doivent trouver leur inspiration et s’enraciner dans des conditions.
Nul ne contestera au BDP-GABON NOUVEAU la permanence des siennes, humanistes, africanistes, libérales et sociales.
Il les réaffirme aujourd’hui vigoureusement. Loin d’un catalogue de fausses solutions rassemblées pour plaire, ‘’la relève des idées’’ fait confiance aux Gabonais, à leur besoin de vérité, à leur courage, à leur sens de l’intérêt général, pour peu que les politiques proposées leur donne un profond sentiment de justice et d’équité.
L’Afrique et sa construction politique est toujours pour nous une priorité et un grand chantier, mais elle est aussi à nos yeux un formidable levier et une formidable impulsion pour conduire les réformes qui s’imposent au Gabon. La réussite de la mise en place de la zone Cemac montre que les Gabonais sont plus demandeurs de l’Afrique qu’on ne veut bien le dire. Demain, ils seront demandeurs d’une harmonisation sociale, fiscale, accrue. La mise en œuvre des réformes difficiles qui s’imposent, s’agissant des retraites ou de l’Etat lui-même en sera facilité, comparaisons obligent.
Ce ‘’plus d’Afrique pour le Gabon’’ nous amène aussi à réaffirmer notre confiance envers les pouvoirs locaux, plus proches et plus attentifs aux attentes au quotidien de chacun.
Poursuivre la décentralisation et re-centrer l’Etat sur ses missions régaliennes, là où il doit retrouver prestige et autorité (sécurité, justice…), nous permettra de sortir de l’Etat manioc injuste et inefficace, qui handicape les Gabonais.
Les Gabonais savent réussir et nous voulons encourager et soutenir la réussite de tous, en leur donnant plus de liberté et de souplesse pour mettre en œuvre leurs idées et leurs initiatives. C’est en donnant ses lettres de noblesse au mérite, c’est en récompensant l’effort et en rémunérant mieux le travail qu’on redonnera aux salariés, aux entreprises, aux enseignants, aux créateurs confiance en l’avenir.
Enfin, à la logique de guichet et de prestations, nous voulons opposer celle de la responsabilité, individuelle et collective, afin que la solidarité de la nation donne à tous un sentiment de justice. Aujoud’hui, notre pays est écrasé sous le poids de la dette, sans pour autant être mieux placé sur l’état sanitaire de la population, l’illettrisme, ou la fiabilité à moyen terme de son système de retraites.
Il y a au Gabon d’immenses réserves de générosité, mais les réformes qui s’imposent devront avant tout donner aux Gabonais le sentiment d’être justes et que chaque franc CFA prélevé servira l’intérêt général. Nous disons les Gabonais desenchantés, une formidable demande de participation s’exprime et nous pensons que sous la braise, la flamme est prête à se rallumer, pour peu que s’expriment un langage de vérité, un sentiment de justice et des actes de courage. Ne pas tenir ses promesses est une forme de corruption morale.
C’est l’engagement de la ‘’relève des idées’’ de tenir ses promesses.
Félicité
vincent