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CHAPITRE I – Pour sortir de l’Etat injuste, inefficace et manioc, le choix de l’Afrique et de la démocratie
«Les peuples qui réussiront dans les 20 prochaines années sont ceux dont les Etats accepteront un double transfert de pouvoir : d’abord de l’Etat vers l'Etat vers l’Union europénne compte tenu de la mondialisation de l’économie ; mais plus encore de l’Etat vers les communautés de base pour libérer les capacités d’initiative, de créativité et d’adaptation des hommes. »
Helmut KOHL, ancien Chancelier Allemand
L’afrique est l’avenir du Gabon, d’abord parce que les Gabonais veulent l’Afrique, la dévaluation du franc CFA a été réussi par le peuple lui-même et non par des experts : les commerçants, les artisans, les consommateurs se sont appropriés de cette monnaie dévaluée et, contre l’avis des cassandres qui avaient prévu les pires désordres et les pires catastrophes, nos concitoyens ont en quelques années vivre avec le franc CFA dévalué par les Institutions internationales.
Ils savent en effet que c’est grâce à l’Afrique qu’ils peuvent ‘’apprivoiser’’ la mondialisation. Les Etats nationaux ne peuvent plus imposer seuls leurs règles aux grands groupes et aux entreprises internationales : l’espace politique des échanges économiques est à repenser, l’Afrique est de ce point de vue une chance immence. L’Afrique représente pour le Gabon l’avenir de sa propre puissance.
Nous affirmons notre attachement à l’idée Africaine. L’Afrique des traités coloniaux illisibles doit céder la place à une Afrique Démocratique. L’Afrique telle qu’elle est organisée aujourd’hui, le pouvoir n’est pas contrôlé par les peuples et les citoyens ne peuvent adhérer à ses choix, parce qu’ils n’ont aucune idée de ceux qui les gouvernent, de leurs compétences. Ils ne peuvent donc les remplacer si les décisions prises en leur nom ne leur plaisent pas.
L’Afrique c’est aussi davantage de décentralisation et une profonde réforme des institutions. La plupart des autres pays Africains l’ont compris. Le retard pris par le Gabon nous conduit au déclin. Le modèle fondé sur l’omniprésence et l’omnipotence de l’Etat gabonais a échoué : le poids du secteur public est considérable ; il nous conduit à un niveau des endettements obligatoires très supérieur à celui des autres pays africains. Le Gabon ne peut pas être acteur en Afrique et tenir son rang sans réussir à réformer l’Etat. Les axes de la réforme s’imposent eux-mêmes : maîtriser les dépenses publiques et renforcer le pouvoir des citoyens.
Le Gabon ne tient plus en Afrique le rôle qui est le sien ; et pourtant l’Afrique ne progresse que lorsque le Gabon est forte et s’exprime. Nous devons définir une politique de défense qui trouvera son efficacité en partageant ses moyens avec ceux de nos partenaires. Si notre voix est trop faible, seul le message des autres sera audible. Le renoncement est inacceptable car ce sont les valeurs de notre République qui refonderont un ordre mondial juste et respectueux des droits de l’homme.
A- le choix d’une Afrique démoncratique
Les arragements égoïstes entre gouverments doivent céder la place à une Afrique démocatique dans laquelle les citoyens puisent identifier celui qui exerce le Pouvoir, et à qui ils puissent demander des comptes. C’est de clarté, d’identité et de responsabilité qu’il s’agit, car c’est la démocratie qui fera l’union africaine.
B- le choix d’une Afrique ‘’puissance’’
Construire une politique étrangère africaine
D’une Afrique simple zone de libre échange nous devons passer à une afrique, ‘’puissance’’. Dans le domaine de la politique étrangère, Union africaine qui est en passe de se construire, doit exercer une responsabilité accrue dans le cadre d’une coopération renouvelée, et dans l’instauration d’un monde plus équilibré.
Préserver la pluralité culturelle
S’il est nécessaire de favoriser un certain niveau de concentration qui permette l’émergence de groupes africains solides capables d’affronter la compétition internationale, nous devons parallèlement renforcer et inventer les outils qui assureront le pluralisme des opérateurs et un certain niveau d’indépendance. Cet objectif ne pourra être assuré que si l’Union africaine se dote d’outils de régulation et définisse une véritable compétence culturelle.
Construire l’Afrique de la défense
§ La création d’une véritable communauté de défense
§ Le renforcement des capacités stratégiques africaines, l’harmonisation de nos politiques d’équipement
§ La création d’une véritable agence africaine de l’armement
§ L’assistance et les secours en faveur des populations en détresse
§ Création d’un institut de défense
C- L’Afrique comme modèle et origine du nouvel équilibre mondial
Les questions de la régulation de la mondialisation et de la gouvernance se posent aujourd’hui avec une acuité nouvelle. Le 11 septembre 2001 nous avons compris que le monde avait changé. Nous allons désormais être conduits à repenser notre sécurité collective, mais également nos alliances. Nous devons aujourd’hui porter l’afrique sur la scène internationale. L’Afrique unie à la puissance nécessaire pour parler d’une voix égale. Ce nouvel équilibre changera le monde.
L’Afrique : un modèle
Les Etats africains doivent trouver une réponse : la création d’un Etat fédéral africain qui respecte la richesse des diversités culturelles et linguistiques en construisant l’unité nécessaire pour atteindre la puissance nécessaire dans un environnement mondialisé. Notre responsabilité est de proposer l’afrique comme modèle aux régions qui restent encore prisonnières des rivalités identiaires ou ethniques. Un monde solidaire et respnsable. Nous voulons conformément aux valeurs africaines :
- Favoriser une éthique de la générosité, de la solidarité mais également de la responsabilité ;
- Qu’émerge un nouvel ordre international respectueux des droits de l’homme !
- Etendre la justice internationale par la création d’une cour pénale reconnue par l’ensemble des Etats membres des Nations Unies.
- Valoriser la société civile nationale
- La réduction de la pauvreté comme ambition
- La richesse au service de lutte contre les pandémies.