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CHAPITRE II : FAIRE GAGNER LES GABONAIS
Face à ses partenaires africains, le Gabon est victime d'un lent déclin. Et c'est là un formidable paradoxe parce que le Gabon possède un extraordinaire
potentiel : les performances de nos entreprises minières sont remarquables, nos jeunes diplômés sont convoités à l'étranger, mais les lourdeurs du
système gabonais, les carcans de l'administration ruinent tout enthousiasme et freinent l'esprit d'audace pourtant propre à chaque Gabonais. Pour que le
Gabon retrouve son rang, pour que chacun ait une place digne dans notre société, pour que la croissance profite à tous, il faut donc impérativement
libérer les énergies aujourd'hui menottées et faire gagner les Gabonais qui doutent de leurs chances.
Faire gagner les Gabonais, c'est encourager ceux qui veulent créer
des richesses et non pas multiplier les obstacles. Il faut cesser de décourager l'esprit d'entreprise car c'est lui qui crée les richesses que l'on
peut ensuite partager.
Les procédures administratives, notamment pour créer des entreprises ou des associations, doivent être simplifiées. La
fiscalité doit être allégée: son poids pousse les hommes, les capitaux et les entreprises à se délocaliser... pour créer de la richesse ailleurs. Nous
devons construire un territoire plus attractif pour créer de l'emploi à moyen terme et non plus seulement à
court terme. Depuis deux ans, la balance des paiements donne des signes inquiétants d'appauvrissement : la différence entre les investissements du monde réalisés au Gabon et ceux réalisés par
l'économie gabonaise dans le monde s'élève à 90 milliards de FCFA.
C'est l'emploi de demain qui se crée ailleurs.
Faire gagner les Gabonais, c'est aussi récompenser l'effort personnel, c'est-à-dire redonner une valeur au travail en le rémunérant mieux.
Faire gagner les Gabonais, c'est encore donner à chacun sa chance.
Il faut faire confiance à l'homme en élargissant l'espace de liberté qui lui est donné et en lui
apportant le soutien dont il peut avoir besoin. Ainsi une formation adéquate doit pouvoir être proposée à tous ceux qui le désirent tout au long de leur vie. La formation professionnelle n'est
pas seulement une affaire d'économie, c'est d'abord une affaire de femmes et de d'hommes. La douleur des salariés licenciés par Air Gabon serait sans aucun doute la même, mais l'existence de
mécanismes de formation accessibles à tous et non pas seulement à quelques privilégiés pourrait au moins leur
donner une lueur d'espoir. Notre devoir consiste à créer des structures qui permettront à tous d'évoluer
professionnellement même sans diplômes, de changer de métier sans connaître la précarité.
C'est donc aussi faire confiance aux partenaires sociaux pour qu'ils discutent ensemble : il faut cesser de dresser des catégories de Gabonais les uns contre les autres. Libérer les énergies, c'est leur donner l'occasion de s'exprimer et de s'écouter.
Faire gagner les Gabonais, c'est ouvrir de nouvelles perspectives en matière sociale, c'est permettre aux salariés et aux entreprises d'organiser eux mêmes, par accord, leurs conditions de travail.
Faire gagner les Gabonais, c'est aider les familles à concilier travail et responsabilité parentale. C'est aussi ne plus pénaliser ceux qui ont fait des choix de vie différents. .
Enfin, faire gagner les Gabonais, c'est permettre que, dans tous les domaines de la vie sociale, comme la culture ou les activités sportives, chacun ait "opportunité d'exprimer ses dons et de pratiquer ses loisirs.
C'est cette libération des énergies, cet appétit de victoires qui permettra un véritable développement social équilibré,
durable et porteur d'harmonie sociale.
A- Transformer la société industrielle en société de la connaissance.
La société qui émerge actuellement est fondamentalement une société de la connaissance, dont les piliers sont l'éducation, la formation, la recherche et la science, l'innovation. Aujourd'hui, la maîtrise du savoir produit des effets économiques en termes d'emploi et de richesses. Elle constitue un outil pour le développement culturel et linguistique, mais aussi un instrument pour assurer la cohésion nationale et le rayonnement de notre pays. L'éducation à la conquête de la performance. L'école est fondée sur le modèle républicain qui repose sur trois piliers: l'unité nationale, la laïcité et l'égalité des chances. C'est ce modèle qu'il faut restaurer. Dans cette perspective, des aménagements au système actuel sont nécessaires pour limiter les pressions bureaucratiques (comme par exemple la sectorisation) et les rigidités de plus en plus inadaptées (le passage automatique de classe en classe, l'absence de contrôle régulier des acquis).
Lire, écrire, compter Il faut renforcer l'apprentissage des savoirs fondamentaux pour réduire effectivement le pourcentage d'élèves ne maîtrisant pas la langue française à l'entrée du collège.
ü La lutte contre l'illettrisme sera notre priorité à l'Education Nationale. Plus de 40% des jeunes Gabonais qui entrent en sixième ne comprennent pas ce qu'ils lisent. Plus de 30% d'entre eux ne savent pas lire du tout. Pour ces oubliés du système, c'est le processus de l'exclusion qui commence. Désormais, grâce à un pôle pédagogique renforcé autour de l'enseignement et de l'apprentissage de la lecture à l'école primaire, plus aucun élève ne pourra rentrer en sixième sans savoir lire.
ü Parallèlement, nous bâtirons les institutions nouvelles de recherche et de développement qui seront chargées de repérer et de répandre les pratiques pédagogiques qui répondent aux besoins de ces élèves.
Assouplir le système pour le libérer de ses pesanteurs
Nous préserverons le caractère national de l'éducation mais non son uniformité, qui, loin d'assurer l'égalité de tous devant l'éducation, a permis sinon entraîné en son sein de fortes disparités. Le collège unique est trop souvent un collège inique.
ü Nous voulons accroître la liberté dans le choix de l'école qu'il s'agisse du choix entre l'enseignement privé et public, ou, au sein de ce dernier, du choix entre plusieurs établissements par un assouplissement décisif de la carte scolaire. Pareillement, nous donnerons aux établissements scolaires les moyens d'une plus grande autonomie par le recours à l'expérimentation dans le cadre d'objectifs nationaux.
ü La coexistence dans le même établissement d'élèves au passé et au parcours différents est utile car il faut multiplier les passerelles. Nous adapterons le collège pour en faire un lieu de compétence et de différenciation.
ü Nous donnerons à l'enseignement technologique et professionnel la place et la reconnaissance qui lui revient dans le système scolaire et universitaire. - Nous veillerons à ce que le rôle des parents d'élève et l'action des intervenants extérieurs soit intégré au projet éducatif qui est de la responsabilité des maîtres.
ü Nous faciliterons la mobilité des enseignants tout au long de leur carrière afin qu'ils puissent s'enrichir d'une expérience
professionnelle alternative.
ü Pour intégrer la réalité Africaine et la nécessité de maîtriser la mondialisation, nous favoriserons l'apprentissage des langues étrangères dès le CP.
La violence scolaire doit faire l'objet de dispositifs adaptés, notamment en termes de prévention, pour aller au-delà d'une répétition régulière des “ plans de lutte contre la violence à l'école ”. Notre priorité est de restaurer l'autorité des enseignants et des éducateurs. L'école doit montrer l'exemple parce qu'elle ne peut pas être un espace de non droit ni un espace public parmi d'autres. Nous la considérons comme un sanctuaire.
Ramener la paix à l'école en reconstruisant le collège
Nous proposons la création de “collèges hors les murs ”, au sein desquels des actions éducatives seront spécialement adaptées aux élèves dont le refus scolaire perturbe gravement le travail des professeurs et de la classe. Ces élèves devront y acquérir non seulement les connaissances mais aussi les repères sociaux qui leur manquent pour s'intégrer.
Moderniser le modèle gabonais d'enseignement supérieur
Notre projet, c'est de reconstruire des universités de plein exercice, seul moyen d'adapter notre enseignement supérieur à l'augmentation considérable des étudiants, sans perdre de vue l'objectif de formation au plus haut niveau qui fait sa tradition.
Il s'inspirera de deux principes: la visée de l'excellence par les chemins de la liberté.
Pour un enseignement supérieur compétitif
ü L'autonomie des universités sera accrue. Elles disposeront des pleins pouvoirs de gestion et auront des possibilités d'initiative accrues.
ü L'entrée dans l'enseignement supérieur comprendra un semestre d'intégration, avec l'assistance d'un tuteur.
ü Le cursus universitaire sera sanctionné par un diplôme qui donne accès à l'emploi, grâce à des échanges considérablement accrus entre le monde de l'entreprise et l'université, tant pour les étudiants que pour les enseignants.
ü L'ouverture du système universitaire Gabonais sera améliorée grâce à l'introduction dans tout cursus de deuxième cycle d'un semestre d'études dans un autre pays de l'Union Africaine.
Ré enchanter la recherche et soutenir l'innovation Science et technologie constituent un univers complexe dont la politique s'est détournée depuis plusieurs années. Source de fascination et d'espoir, la science représente pourtant aux yeux des Gabonais une priorité du pays. Au-delà de sa capacité à faciliter la vie de nos concitoyens et à construire l'économie de demain, l'innovation quant à elle constitue une arme de développement culturel et linguistique, une arme de souveraineté nationale. Diffuser l'innovation, c'est diffuser une culture. Cette influence sera d'autant plus marquée que cette innovation sera adressée au grand public.
La recherche : priorité nationale
Nous donnerons les meilleures conditions de performance à notre recherche fondamentale, grâce à l'amélioration du sort des jeunes chercheurs, grâce à plus d'autonomie des laboratoires de recherche et au développement de la contractualisation à l'échelle nationale comme système de dialogue entre la tutelle et les établissements.
ü La dimension africaine sera pleinement intégrée pour le choix et le financement des grands équipements ainsi que par la création d'un statut de chercheur africain.
La confiance dans l'échelon régional, concrétisée par une contractualisation, permettra de soutenir en région recherche et innovation et de développer l'offre technologique à destination des PME.
ü Développer les contrats, les partenariats entre les laboratoires et l'industrie
ü Création d'une
maison des chercheurs à Libreville, grâce à cette maison des chercheurs, le Gabon va pouvoir attirer à elles les meilleurs chercheurs étrangers en leur proposant un outil de travail performant
dans un cadre de vie agréable.
B- Vive le travail!
L'entreprise et les salariés, des intérêts communs
Le dialogue social connaît au Gabon une crise profonde : l'Etat a vidé de toute signification le dialogue social.
Les relations sociales dans le monde du travail: désengager l'Etat pour responsabiliser les salariés et les entreprises
Le Cercle de Réflexion UNIFANG souhaite une remise à plat de l'ensemble de notre système de relations sociales privé et public. C'est en effet à la condition d'une participation sociale, gage de l'équilibre social, que les Gabonais acceptent la concurrence du marché.
Le Cercle de Réflexion UNIFANG est la famille politique qui ne conçoit pas d'économie libérale sans un renforcement du dialogue social. Pour cela, il est crucial de faciliter la négociation, de la rendre pérenne et de renforcer la légitimité des syndicats.
Autour de Félicité VINCENT, unifang se bat pour que les valeurs du peuple Ekang soient portées au coeur du message politique et de l'action publique.
Les moyens financiers du UNIFANG, qui permettent de faire connaître nos valeurs et de rassembler toutes celles et tous ceux qui s'y reconnaissent, reposent sur les cotisations et les dons de ses adhérents et sympathisants.
Tout paiement donne droit à une réduction fiscale représentant 66% du versement dans la limite de 20% de votre revenu.
Seules les personnes physiques peuvent effectuer un Don de soutien ; avec un montant maximal de 7 500 € par personne physique et par an.
Ainsi pour 100 € versés,
66 € peuvent être deduits du montant de votre impôt sur le revenu ; le coût réel de votre soutien sera donc de 34 €.