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(Sylvain Ndong - En référence à l’appel lancée par le Général De Gaulle au Peuple français le 18 juin 1940) - A DIFFUSER LARGEMENT
Ce jour du 3 septembre 2009, nous dirons
simplement, parce qu'il faut que quelqu'un le dise, quelle peine, quelle souffrance, quelle colère, quelle révolte, se lèvent dans le cœur de tous les Gabonais aujourd’hui !
Inutile d'épiloguer sur les diverses conditions de la nouvelle mascarade électorale qui vient de se produire une fois de plus sous nos yeux ébahis. Elle se résume simplement en ceci : le Gabon et
les Gabonais sont, pieds et poings liés, soumis à la servitude et à la merci de l’ennemi.
Mais même si cette servitude semble encore une fois écrite sur le papier, innombrables sont chez nous les hommes, les femmes, les jeunes gens, les enfants, Gabonais, qui ne s'y résignent pas, qui
ne l'admettent pas, qui n'en veulent pas.
Car, se demandent-ils à juste titre, le dernier mot est-il dit? L'espérance doit-elle disparaître? La défaite est-elle définitive ? Non !
Le Gabon est comme un boxeur qu'un coup terrible vient de terrasser. Il gît à terre. Mais il sait, il sent, qu'il vit toujours d'une vie profonde et forte. Il sait, il sent, que l'affaire n'est
pas finie, que la cause n'est pas entendue.
Il sait, il sent, qu'il vaut beaucoup mieux que la servitude acceptée par le gouvernement de transition.
Il sait, il sent, que, dans ses villages, dans ses villes, des forces puissantes de résistance sont debout pour sauver son honneur. Déjà, en beaucoup de points des terres gabonaises et de la
diaspora, s'est affirmée la volonté de poursuivre la lutte.
Il sait, il sent, que ses Enfants sont plus résolus que jamais à combattre et à vaincre.
Il perçoit dans le nouveau monde mille forces immenses matérielles et morales qui, peut-être, se lèveront un jour pour écraser les ennemis de la liberté de son Peuple.
Il faut qu'il y ait un idéal. Il faut qu'il y ait une espérance. Il faut que, quelque part, brille et brûle la flamme de la Résistance Gabonaise.
Hommes Gabonais, Femmes Gabonaises, Enfants Gabonais, Ecoliers Gabonais, Lycéens Gabonais, Universitaires Gabonais, où que vous soyez, efforcez-vous de rejoindre ceux qui veulent combattre
encore. Un jour, nous vous le promettons, nous ferons ensemble, le peuple gabonais de l'élite, des hommes, femmes et enfants, qui, en commun, rendront la liberté à notre Gabon, et la grandeur à
notre Patrie.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de nos partis politiques d’opposition, ont formé une coalition. Cette coalition, véritable gagnante de ces élections présidentielles, se dit déterminée à faire définitivement triompher la volonté du peuple.
L'engagement que vient de prendre la majorité des opposants gabonais, en demandant au peuple de ne guère se laisser voler cette énième victoire, a donc une grande importance et une profonde
signification.
Cet engagement permet aux Gabonais Libres de s'organiser pour continuer la lutte à leurs côtés.
Cet engagement signifie que l'effort des Gabonais Libres et celui de nos Leaders ne forment plus qu'un jusqu'à la victoire finale.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, financière et psychologique de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les armes, les munitions et les hommes de l’armée, qu’ils ont réussi à s’approprier, qui nous font reculer. Ce sont les armes, les munitions et les hommes
de l’armée, qu’ils ont réussi à corrompre, qui ont surpris nos Leaders au point de les amener là où ils sont aujourd'hui : dans les urgences.
Mais croyez-nous, rien n'est perdu pour le Gabon. Car les mêmes moyens qui nous ont fait reculer peuvent faire venir un jour la victoire.
Car le Gabon n'est pas seul ! Il n'est pas seul ! Il n'est pas seul ! Il a un peuple déterminé derrière lui, qui peut faire bloc avec ses nombreuses tentacules éparpillées à travers le monde,
desquelles peuvent provenir des ressources.
Car cette lutte n'est pas limitée au seul territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille du peuple gabonais. Cette guerre est une guerre impérialiste, une
guerre raciale, une guerre africaine, une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour
écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force hégémonique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force populaire supérieure. Le destin du Gabon est là.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance gabonaise ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
A l'heure où nous sommes, tous les Gabonais comprennent que les formes ordinaires du pouvoir ont disparu.
Devant la confusion des âmes gabonaises, devant la liquéfaction de notre Patrie tombée sous la servitude ennemie, devant l'impossibilité de faire jouer nos institutions, nous, filles et fils de
ce Pays, nous avons conscience de parler au nom du Gabon.
Au nom du Gabon, nous déclarons formellement ce qui suit :
Tout Gabonais qui porte encore l’espoir a le devoir absolu de continuer la résistance.
Déposer les armes, évacuer une position insurrectionnelle, accepter de soumettre n'importe quel morceau de terre gabonaise au contrôle de l'ennemi, ce serait un crime contre la Patrie.
A l'heure qu'il est, nous nous adressons avant tout à la Diaspora Gabonaise, cette Diaspora encore intacte.
La main tendue par nos ennemis n'est qu'un piège grossier. Dans l'Afrique de Sankara, de Mandela, de Lumumba, de Mandza Ngoukouta, tout ce qui a de l'honneur a le strict devoir de refuser
l'exécution des conditions ennemies.
Il ne serait pas tolérable que la panique du Rond Point de la Démocratie ait pu traverser la mer.
Patriotes du Gabon, où que vous soyez, debout !
L’opposition gabonaise, après avoir accepté de participer à une élection frauduleuse, connaît maintenant les plans qu’avait déjà prévus l'ennemi.
Il résulte de ces plans, que le territoire gabonais serait, pour plusieurs décennies encore, exploité sans relâche, et que le Peuple gabonais sombrerait dans la misère et dans la servitude la
plus animalière.
On peut donc dire que ces élections ont non seulement été une machination, mais mieux encore, un asservissement.
Or, beaucoup de Gabonais n'acceptent plus la machination ni la servitude, pour des raisons qui s'appellent: l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie.
Nous disons l'honneur! Car le Gabon s'est engagé à ne porter à sa tête, qu’un homme ou une femme issu des aspirations profondes de tout son peuple.
Nous disons le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi, comme il fallait s’y attendre, un coup d’état électoral. Un système électoral mauvais, les
fautes commises dans la conduite des opérations, l'esprit d'amnésie euphorique des mécanismes de tripatouillage du système bongoiste tout au long de la campagne, nous ont fait perdre la bataille
finale. Mais il nous reste un vaste électorat, encore fiévreuse de voir sa volonté de changement aboutir. Il nous reste des alliés, de par le monde, qui soutiennent notre cause, et dont les
ressources sont immenses et qui dominent les grandes institutions de ce monde. Il nous reste les gigantesques possibilités des différents gouvernements démocratiques. Les mêmes conditions de
fraude qui nous ont fait perdre de 1993 à 2005 peuvent donner, demain, la victoire par une parfaite organisation des moyens et des hommes qu’il nous faut consacrer à cette lutte.
Nous disons l'intérêt supérieur de la Patrie! Car cette lutte contre la servitude et le pillage systématique de nos ressources n'est pas une guerre spontanée qu'une bataille puisse décider. Cette
lutte est une guerre impérialiste, une guerre raciale, une guerre africaine, une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd'hui le resteront demain, ni si les
alliés de nos ennemis intérieurs d’aujourd’hui resteront toujours leurs alliés demain. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d'un
Gabon qui se serait soumis à l'ennemi?
L'honneur, le bon sens, l'intérêt de la Patrie, commandent à tous les Gabonais libres de continuer la lutte, là où ils seront et comme ils pourront.
Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force Gabonaise aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d'éléments insurrectionnels et de
capacité de nuisance du système insidieusement perpétué, doit être organisé partout où il y en a.
Fait en Exil, le 3 septembre 2009
Sylvain NDONG
http://sndong.free.fr
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