Vendredi 13 janvier 2012
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C'est tout de même curieux quand on y pense : le quinquiennat de Nicolas Sarkozy a débuté par une soirée de milliardaires au Fouquet's (qui n'est pas une brasserie populaire, n'en déplaise à
Estrosy) et se termine par la perte du AAA qui atteste de la baisse de la solvabilité du pays.
Entre temps, des proches du président on récolté les fruits de leur amitié avec le Président de la République, de Bernard Tapie à Vincent Bolloré en passant pas Martin Bouygues, Arnaud
Lagardère et Lilane Bettencourt.
Bien sûr, les deux événements ne sont pas de même nature et je ne suis pas idiot au point de les mettre sur le même plan. Mais je ne peux pas m'empêcher malgré tout de les rapprocher tant ce
quinquennat restera dans mon esprit marqué par l'argent.
Vous allez me dire que c'est le nerf de la guerre. Je ne le crois pas.
Je ne pense pas que le rôle d'un président de la République soit de ne s'occuper que d'argent et d'économie. Il doit également porter des valeurs, donner une direction, engager le pays dans
un chemin à long terme, rassembler autour d'un projet.
Le personnel politique en général et singulièrement Nicolas Sarkozy, ont perdu cette dimension visionnaire en engageante du leader. Ils l'ont abandonné au profit d'une assomante gestion des
affaires courantes qui réagit de manière émotionnelle et désordonnée au premier événement médiatique venu.
La politique ne fait plus rêver dans un monde où les programmes ressemblent à de vagues listes de course.
De ce point de vue là, nos politiques ont perdu leur AAA depuis bien longtemps.
Rédigé par Christophe Ginisty le Vendredi 13 Janvier 2012
Par UNIFANG
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Publié dans : REVUE DE PRESSE
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