Depuis 44 ans, les Gabonais, réduits au silence sous les incessants assauts criminels de la dictature des Bongo, subissent sans broncher, souffrent sans réagir. Depuis 44 ans, les Gabonais subissent sans révolte les brimades policières (arrestations et poursuites judiciaires arbitraires), des meurtrissures injustifiées (assassinats physiques et traumatismes mentaux), les dictats constitutionnels (bafouement de leurs droits les plus inaliénables), les fraudes électorales (qui les privent de voix politique et, donc, de la capacité de choisir eux-mêmes leurs dirigeants), les vols et les viols (détournement de la manne économique nationale au profit d’une famille, d’un clan) et la confiscation de leur avenir (privation de progrès, de dignité et de la libre poursuite du bonheur).
Devant cette situation, quel doit être le rôle citoyen de chaque Gabonais?
Le Citoyen qui se sait libre est, fondamentalement, un Citoyen non-violent. Confiant en sa dignité et armé d’un amour inconditionnel pour son pays et pour ses compatriotes, il ne recherche ni ne provoque jamais la violence. Connaissant ses droits de Citoyen, et sachant ces droits inaliénables, il se contente de les affirmer calmement et pacifiquement à l’intérieur et/ou à l’extérieur du cadre légal fixé par la Constitution. Et parce qu’il se sait libre, le Citoyen ne peut en aucune circonstance abdiquer sa liberté. Il est donc toujours prêt à défendre sa liberté, y compris au prix du sacrifice de sa vie.
Après 44 ans de tractations politiques infructueuses en vue de la démocratisation totale du Gabon, l’insurrection reste la seule méthodologie de changement qui n’ait jamais été tentée dans notre pays. Le moment est venu de s’y atteler. Le BDP-Modwoam définit l’insurrection comme un état d’esprit par lequel le Citoyen Gabonais Libre non seulement se refuse à abdiquer ses libertés fondamentales face à une dictature, mais également agit de manière délibérée, active et participative pour protéger ces libertés contre toutes atteintes et contre toutes les formes d’impositions dictatoriales. L’insurrection est donc une démarche démocratique participative et non-violente par laquelle le Citoyen Gabonais Libre affirme pacifiquement et démocratiquement ses droits et sa souveraineté, et ceci sans avoir à les négocier. Elle représente une attitude de défiance et de désobéissance civile permanentes par laquelle le Peuple Gabonais Libre, s’affirmant et affirmé dans sa souveraineté, se refuse à obéir aux lois qui lui sont imposées par le dictat organisé d’un régime enclin au despotisme. A ce titre, elle constitue l’affirmation pacifique et non-violente des droits citoyens, pourvu que ceux-ci ne soient en aucun cas contrariés par le dictat du régime au pouvoir. Le Peuple ne pouvant jamais être initiateur de violences contre lui-même, les violences ne sont, dans ce cas, attribuables qu’à un régime qui, se voulant hégémonique, se fait à la fois bourreau et tortionnaire du Peuple. Usant de propagande mensongère et de violence policière, le régime de dictat voudra justifier sa répression comme un acte salutaire de maintien de l’ordre alors même que de tels actes constituent de véritables actes de guerre contre le Peuple. L’idéologie du BDP-Modwoam est que le Peuple, dans ce cas, se doit de se défendre par tous les moyens et, dès lors, de chercher à se défaire du régime agresseur, en application simple et directe de son droit à la légitime défense.
Par cette ligne idéologique, donc, la campagne DM2016 place le Citoyen Gabonais Libre et l’affirmation sans limitation de la souveraineté, de la dignité et du bonheur du Peuple au centre de son action politique, sociale, culturelle et économique. La « Troisième Voi(e)(x) » est une idéologie qui pose comme postulats les plus incontournables que :
- le Peuple gabonais, pris individuellement et/ou collectivement, constitue une entité citoyenne et souveraine dont le droit aux libertés fondamentales est un droit inviolable, conformément aux injonctions contenues dans le Préambule de la Constitution gabonaise, la déclaration d’indépendance américaine de 1776, les déclarations françaises des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et 1793, la déclaration universelle des droits de l’Homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ;
- les Bongo, de père en fils, et leurs complices au sein du régime bongoïste, ont confisqué ce droit par la prise en otage de la destinée nationale, non seulement aux niveaux politique, économique, social et culturel, mais aussi au niveau mental, en exposant le Peuple aux méfaits d’un syndrome de Stockholm qui le conditionne depuis 44 ans à voir le dictat et les déviances morales et criminelles des Bongo et de leur entourage comme acceptables, voire excusables ;
- par conséquent, rien de bon ne peut se passer au Gabon tant qu’un Bongo est au pouvoir ; il s’ensuit automatiquement que la solution à tous les maux qui immobilisent notre peuple et le privent de progrès réside plus que jamais dans le départ inconditionnel et immédiat des Bongo et de leur régime du pouvoir.
A ce titre, la Troisième Voix, la Voix du Peuple, constitue le canal de l’affirmation suprême et sans peur par le Citoyen gabonais se reconnaissant désormais libre de son droit à la libre expression et au libre épanouissement sous toutes leurs formes. C’est le lieu par excellence où le Citoyen jadis silencieux et/ou maintenu dans le silence exprime son ras-le-bol et se donne une voix qui porte et qui se fait entendre. C’est donc ici le lieu d’une démarche délibérée du Peuple choisissant désormais de :
- se démarquer de la Première Voie, celle des discours trompeurs et illusionnistes du régime des Bongo, qui veulent voir le Citoyen échanger ses libertés imprescriptibles contre l’illusion d’une paix que ce régime ne cesse pourtant de violer à chaque détour de la destinée nationale, au point de transformer le Peuple gabonais en peuple d’esclaves condamné à accepter sans broncher sa condition. Le Peuple gabonais libre refuse désormais l’esclavage.
- se démarquer de la Deuxième Voie, celle des discours trompeurs et illusionnistes d’une opposition conviviale explicitement et/ou implicitement complice du régime des Bongo, et qui s’évertue par des faux-semblants, année après année, à décourager les velléités de liberté du Peuple en lui promettant ad vitam aeternam des libérations miraculeuses et sans sacrifices qui ne viennent jamais, sans oublier les sempiternelles compromissions et négociations avec un régime qui, pourtant, n’a fait aucune concession libératrice ni durable depuis 44 ans. Le Peuple gabonais libre refuse désormais d’attendre et de faire confiance à une opposition alimentarisée incapable d’aller au bout de la logique d’opposition, c’est-à-dire inepte et incapable de s’organiser pour une prise de pouvoir effective par les urnes ou par la rue. Le Peuple est fatigué de voir le discours politique national confisqué par deux camps, le camp au pouvoir, qui cultive l’immobilisme depuis 44 ans, et le camp de l’opposition, qui contribue à ce immobilisme depuis 22 ans, au point de se transformer en une opposition des salons de velours et des communiqués de presse qui ne cesse d’appeler le peuple au calme et qui demeure perpétuellement accrochée aux vertus d’un dialogue tronqué par lequel le régime des Bongo ne cesse de rouler les Gabonais dans la farine ;
- s’affirmer citoyennement dans le cadre d’une Troisième Voie qui reconnaît que le Gabon ne changera ni par les urnes ni par le dialogue, et encore moins par le bon vouloir des Bongo, la grâce divine ou le miracle de Jésus-Christ ; le Gabon changera quand des Citoyens Gabonais Libres, usant de leur droit et devoir le plus absolu à changer un régime qui les prive de la possibilité de choisir eux-mêmes leurs dirigeants, se déclareront en situation d’insurrection, seule voie garantissant au Peuple gabonais la libération nationale. Le Peuple gabonais choisit donc comme outil de libération nationale le principe d’une Troisième Voie, la Voie de l’insurrection et de la Citoyenneté affirmée et libératrice.
Prenant, donc, acte de la réalité selon laquelle rien de bon ne peut arriver au Gabon tant qu’un Bongo est au pouvoir, et conscient du fait que les Bongo ont été, depuis 1967, réfractaires à toute idée qui eût pu apporter au Peuple gabonais la démocratie et le progrès que ce peuple attend depuis 44 ans, le BDP-Modwoam conclut que :
1) Le Gabon ne changera pas par les urnes. Toutes les élections tenues au Gabon depuis 1990 ayant été des élections frauduleuses, et les Bongo ayant modifié la Constitution et les lois électorales gabonaises pour les adapter à leur incapacité de gagner des élections transparentes au Gabon, privant ainsi le Peuple de sa capacité à choisir librement ses dirigeants, le régime des Bongo a confiné les Gabonais à un choix cruel, celui de la résignation ou de la révolte.
2) Le Gabon ne changera pas par le bon vouloir des Bongo. La soif de pouvoir des Bongo et leur amour pour l’argent a donné naissance à un régime kleptocrate et arbitraire qui confine les Gabonais à une misère génocidaire. Réduits à fouiller les poubelles et les décharges publiques à la recherche de nourriture, des centaines de familles gabonaises subissent depuis 44 ans la mort lente et la meurtrissure de la misère sous les yeux indifférents des Bongo, et ce dans un pays réputé être un des plus riches d’Afrique de par ses ressources minières et pétrolières. L’entêtement des Bongo et de leur régime à rester au pouvoir, alors même qu’il est avéré que leur incapacité quadragénaire à apporter des solutions simples aux souffrances des Gabonais est endémique, dénote non seulement de leur manque d’amour pour le Gabon et ses peuples, mais aussi d’une tendance dynastique par laquelle les Bongo, depuis 2009, se passent désormais le pouvoir de père en fils. Cet entêtement révèle une volonté de nuire qui montre que les Bongo ne partiront jamais du pouvoir sans y être forcés.
3) Le Gabon ne changera pas par la grâce divine, encore moins par le miracle de Jésus-Christ. Parce qu’une nation qui se veut libre et prospère ne peut baser son potentiel de progrès sur le miracle ou le hasard, et parce que chaque année qui passe avec les Bongo au pouvoir représente un manque à gagner humain et économique tellement profond que le Gabon ne peut plus se permettre une année de plus avec les Bongo au pouvoir, force est de conclure que les Bongo ne partiront que sous la pression de la rue, puisqu’ils n’ont laissé aux Gabonais aucune autre option pacifique de changement de régime.
4) Aucune dictature au monde ne s’est écroulée sans y être forcée. Les Gabonais ne doivent pas se croire bénis des dieux, au point de croire que le Gabon soit doué d’une destinée tellement spéciale que là où, ailleurs, les dictateurs ne tombent qu’au prix de révoltes et de sacrifices du peuple, chez nous, il suffira, sans un minimum de pression, de compter sur le miracle ou de parler et raisonner avec les dictateurs pour leur faire entendre raison. Depuis des millénaires, une seule vérité a présidé à la destinée des sociétés humaines : Les dictateurs ne quittent le pouvoir que quand les peuples, par des coup d’état, des révoltes, des insurrections, des désobéissances civiles, se décident de s’en défaire.
Devant cette réalité, le BDP-Modwoam affirme le droit du Citoyen Gabonais Libre à la légitime défense non seulement comme un droit absolu, mais également comme un droit inviolable. A ce titre, donc, le Peuple Gabonais Libre, conscient du fait que la dictature des Bongo constitue une agression qui non seulement le prive de la possibilité de s’épanouir, mais également l’empêche d’user des seules voies pacifiques qui puissent lui garantir un tel épanouissement, se déclare en situation de légitime défense et se rend à l’évidence de la nécessité d’une insurrection au Gabon pour se débarrasser du régime des Bongo.
Voilà pourquoi je me présente. En tant que candidat de l’insurrection et non pas de l’interposition, mon combat est celui du peuple : Ensemble, nous organisons la libération nationale, par tous les moyens relevant de l’idéologie de la Troisième Voi(e)(x).
Je rentre politiquement au Gabon en décembre 2012 pour y organiser sur le terrain, dans le cadre de l’action stratégique du BDP-Modwoam, une affirmation de la souveraineté du Peuple par le biais d’une non-violence citoyenne active qui, sans jamais rechercher ni violence ni agression, se réservera cependant le droit de répondre à la force dictatoriale du régime des Bongo par les principes de la légitime défense citoyenne, à l’arbitraire de l’Etat des Bongo par l’affirmation sans limitation de la résistance citoyenne du Peuple, et aux brimades physiques, morales et mentales injustifiées du régime des Bongo par des colères du Peuple citoyennement justifiées qui mèneront inéluctablement à l’écroulement de ce régime, que les Gabonais doivent impérativement précipiter d’ici 2016.
Je me présente parce qu’il n’y a aucune autre voie du changement au Gabon que la Troisième Voie, la Voie de l’insurrection du Peuple, la seule capable de garantir au Peuple qu’après la toute première seconde du petit matin du 1er janvier 2017, il n’entendra plus jamais le nom d’un Bongo Ondimba associé au titre de « Président de la République » au Gabon. Pour que cela soit possible, c’est MAINTENANT qu’il faut le préparer, pour que nous nous apprêtions ensemble au combat de la citoyenneté totale, celle-là même dont l’affirmation nous permettra, en tant que Peuple Gabonais Libre, d’écourter le mandat d’Ali Bongo ou, au pire, si Ali Bongo survit au pouvoir jusqu’en 2016, de faire de son mandat actuel non seulement son premier, mais aussi son dernier, et partant, le dernier d’un Bongo Ondimba au Gabon. Pour qu’en 2016, il n’y ait plus d’excuses, ni de ma part ni de votre part.
Je me présente parce que je sais qu’il n’y a aucun moyen ni arithmétique ni sociologique par lequel un Bongo Ondimba pourrait gagner une élection au Gabon qui soit totalement transparente et démocratique, que la seule manière pour un Bongo Ondimba de « gagner », c’est par la fraude et la prise en otage de l’Etat. Voilà pourquoi ils ont fait de la fraude électorale une culture incontournable qui traduit leur peur de se voir radicalement rejetés par les Gabonais.
Je me présente, parce que je sais que si l’élection a lieu en 2016, le Peuple Gabonais Libre, soudé à moi dans le cadre d’une entente nationale inébranlable, ne se laissera jamais voler sa victoire. Je me présente parce que je sais que c’est par la voie démocratique de la rue que les Gabonais chasseront les Bongo du pouvoir.
Une seule voie, donc, mène à la libération nationale, la Troisième Voi(e)(x), la Voix du Peuple Gabonais Libre, la Voie de l’insurrection citoyenne.
Pour bien comprendre les principes de lutte qui relèvent de la Troisième Voi(e)(x) et qui justifient aujourd’hui ma candidature, lisez sur cette page le texte entier de la Charte de la Troisième Voi(e)(x), la Charte Idéologique du Citoyen Gabonais Libre.
Mais n’oubliez pas : chacun peut, de là où est, selon ses capacité et de manière discrète ou visible, contribuer financièrement à l’effort de libération nationale.
Je m’appelle Daniel Mengara et je suis, dès maintenant, candidat à l’élection présidentielle de 2016, pour qu’il n’y ait plus d’excuses, pour qu’il n’y ait plus d’improvisation. En 2016, le Gabon doit changer. Qu’êtes-vous prêt à sacrifier pour votre pays?
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N’oubliez pas : chacun peut, de là où est, selon ses capacité et de manière discrète ou visible, contribuer financièrement
à l’effort de libération nationale. Un dollar (500 F CFA) à la fois. Les Gabonais peuvent financer eux-mêmes la libération nationale. Pour qu’il n’y ait plus d’excuses, pour qu’il n’y ait plus d’improvisation, joignez-vous au BDP-Modwoam pour commencer les
préparatifs. MAINTENANT.
Pour sacrifier avec nous, lisez la Charte de la 3e Voi(e)(x) et ensuite, comme nous, contribuez ici. |
