Partager l'article ! GABON : MBA des bois ne doit pas accepter ce marocain pour deux simples raisons par Petit-Léon MBA MINKO: Chers Amis, &nb ...
Chers Amis,
Habitué des bruits de couloirs de notre chère république bananière, je viens d’être informé des tractations qui ont cours actuellement au Palais du Bord de l’Océan, entre l’ancien opposant radical convivialisé, et le tout nouvel homme fort du pays, son illustre-auguste excellence, Alain Bernard… oh pardon, Ali Ben Bongo Ondimba, autrement dit, ABB II de la « noble » lignée des Bongo.
En effet, MBA des bois, qui s’était récemment mis volontairement en « congé de la République », vient de se faire proposer, à la place de Ya Divung’, le marocain poste de vice-« présida » de la République bananière du Gabon. Les bonnes langues disent que Mba Abess, détenteur de la plupart des cranes, ossements et reliques des puissants ancêtres Fangs de l’Estuaire et du Haut Ntem, aurait été conseillé à Ali (par son ami béninois, grand spécialiste en vaudou, Maixent Acrombessi), afin d’assurer l’« équilibre mystique » de son tout jeune pouvoir. Les missiles « kapa » que l’ancien prêtre, excommunié par la Vatican, projetait de lancer contre son éternel, ancien et défunt rival politique Omar Bongo, devront finalement, au cas où il viendrait à accepter l’argent, que dis-je, le poste, échoir au fils, mais dans une perspective plutôt contraire à celle pour laquelle il menaçait sans cesse de les utiliser. Autant donc dire une belle victoire mystico-politique pour le nouvel « émargeant » de la françafrique.
Sur un tout autre plan, ce rapprochement, si il vient à prendre finalement forme fait et cause, dans la grande « équation de la mangeoire » nationale, donnera bien du fil à retordre aux principaux marabouts-féticheurs du Cap (LBV), d’Isaac (LRN) ou encore de Minvoul, chez qui se rendaient tous les week-ends tous ceux qui avaient fait du « non soutien officiel » de Ya Divung’ au fils de l’autre, leur torche indigène pour éclairer le chemin qui les amènerait tout droit au 2eme étage du Bord de mer, où les cartons du patron de l’ADERE sont dores et déjà emballés.
Deux questions me viennent cependant à l’esprit à l’entente de cette succession au niveau principal de notre damier politique national :
- que penseront les PUNU de cette « destitution » [radicale] de leur représentant géopolitique : crieront-ils « ô voleur » ou [bien] simplement « ô traitre » ennemi ?
- et que diront les autres frères FANG de la nouvelle Coalition des perdants d’élections, et anciens barons gouvernementaux : organiseront-ils une levée de boucliers en désespérance de cause contre leurs dernières reliques (avec lesquelles ils espéraient encore marchander le pouvoir), aujourd’hui mises aux enchères vice-« présida-cielles » par le plus gourou d’entre eux ; ou crieront-ils, à l’inverse des « autres », « ô victoire » géopolitique, « ô MBAs », sauveurs des « restes ». Car avec deux MBA à chaque coté du rein, l’étau de notre nouveau « présida » risque d’accoucher d’un ulcère fémoral (le Dr Tsir’Ella du BDP me corrigera) qui risque, comme pour le « King » Elvis, de lui faire porter des couches à 57 ans… la suite, nous la connaissons.
Non, non et non, chers Amis.
MBA des bois ne doit pas accepter ce marocain pour deux simples raisons :
La première, il galvaudera totalement la (noble) fonction d’opposant radical qu’il fut jadis, et que le frère Mamboundou Mouyama, ah ! Petit-Léon, Mamboundou Mamboundou se bat (autant que faire se peut) à sauver encore les « incantations » aujourd’hui.
La deuxième (seulement pour les initiés comme moi aux valeurs secrètes de la cité), l’égrégore que contient tous les ossements de feu Germain Mba, Simon Oyono’Abaa, Simon’s, Doukakas Nziengui, Adrien Nguéma Ondo… ainsi que ceux de mes vieux oncles paternels et par alliance des temples du Grand Komo et de « 9 Routes », risquera à jamais d’être liquéfié, et faire disparaitre à jamais l’espoir de pouvoir célébrer un jour glorieux, le triomphe de notre « Gabon d’Abord » national, pour lesquels les derniers martyrs viennent de disparaitre à Mandji récemment.
Par contre. Si MBA des bois veut aller à la Mangeoire comme le fit le Mba Abessolo grâce à qui fut obtenu, aux forceps, la fière valorisation de nos cultures nationales, OUI, mes chers Amis, ce MBA là, avec l’expérience qu’il a, et le souci (certes infime) qui lui reste de vouloir voir aboutir quelques causes nationales avant que d’aller définitivement planter ses bougeons d’Okoumé à Essassa, ce MBA là, mérite, sans considération aucune, de faire son entrée dans la Mangeoire. Car nous ne pouvons totalement, témérairement et inconditionnellement battre en brèche la théorie du frère Jean Ping à son ainé feu Agondjo Okawe, qui affirmait, que, de l’intérieur de la Mangeoire, un certain nombre de grains peuvent être balancés au bas Peuple. L’Union Africaine, bon en mal en, de laquelle il ne cesse de lorgner son retour au pays, est un bel exemple d’aboutissement de ceux, comme lui, qui ont su tirer profit du système pour incarner un espoir et prendre emploi pour faire avancer des causes, et ce, pour le bonheur des autres et de tous.
Et si Mba Abess doit rentrer « tuer le bongoisme de l’intérieur », il pourra en être également, et autrement plus percutant, pour l’une des figures emblématiques qui a été à l’origine de cet anti-concept, j’ai cité : Daniel Mengara Minko. Car si le RPG – et peut-être même le RDPG, aux dernières « cordes » qui me parviennent – affutent désormais leurs oreilles pour mieux écouter les appels du nouveau Gabon de « Paix, Développement et Partage », il est des soldats de notre Gabao auxquels ces échos devraient aussi parvenir, pour faire échouer, de l’intérieur de la Caverne, ces idées cancéreuses qui ont depuis toujours gangrené notre belle République.
L’Appel est donc lancé… non au nom du nouveau grand camarade… mais au nom du Gabon de demain.
Petit-Léon MBA MINKO