Partager l'article ! Guinée : Dadis Camara raté de peu par les éléments de sa garde: ...
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Tombé dans une embuscade tendue par les éléments de la garde présidentielle, le 3 décembre au camp Koundara, au centre de Conakry, le Chef de la junte, Moussa Dadis Camara est blessé mais
vivant. Il serait actuellement au Maroc pour «subir des soins médicaux».
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Le ministre guinéen de la communication, Idrissa Cherif, a précisé que Dadis Camara partait de la principale caserne militaire où il vit et travaille pour rejoindre le camp Koundara, au centre de Conakry, où la fusillade a éclaté. Selon certaines sources, c’est l’aide camp du chef de la junte et commandant de la garde présidentielle, Abubakar Diakité, soutenu par ses hommes, qui est à l’origine de cette embuscade puisque son unité est basée au camp Koundara. «Le président de la République est toujours le président de la République et il est en bonne santé», a assuré Idrissa Cherif, affirmant qu’«il va bien et la situation est sous contrôle». Par ailleurs monsieur Cherif a expliqué qu’Abubakar Diakité et ses hommes se sont enfuis et que les forces de sécurité du pays ont été mobilisées pour les retrouver. D’ailleurs un communiqué diffusé à la télévision d’Etat a annoncé que ces derniers sont recherchés. Ce 4 novembre, un porte-parole de la junte a annoncé que le chef de la junte a pris un vol en direction du Maroc, où il doit subir des examens médicaux. «Il est parti là-bas pour un bilan de santé», a dit le ministre de la Communication. Pourtant, quelques heures plus tôt, un proche de monsieur Camara a affirmé que l’état de ce dernier ne nécessitait pas d’évacuation sanitaire à l’étranger. Ces tirs illustrent bien les profondes divisions au sein de la junte qui a pris le pouvoir lors d'un putsch le 23 décembre dernier, au lendemain de la mort du président autoritaire Lansana Conté. Ce dernier avait dirigé ce petit pays de 10 millions d'habitants pendant près d'un quart de siècle. Camara avait initialement promis d'organiser rapidement des élections pour céder le pouvoir avant de changer d'avis, un volte face quia suscité une levée de bouclier de l’opposition et de la société civile. Le 28 septembre dernier, une grande manifestation de protestation de l’opposition sauvagement matée par l’armée s'est terminée dans le sang, provoquant la mort de plus de 150 civils. |
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| Publié le 04-12-2009 Source : nouvelobs Auteur : gaboneco | |||||||
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